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C’est une grande consolation de constater que ce sont invariablement ceux
qui ont été plongés dans les profondeurs de l’échec que Dieu appelle à être
bergers.

Ce n’est pas premièrement parce qu’ils sont doués ou hautement
compétents, ou qu’ils ont du savoir vivre, que Dieu les appelle. S’ils n’ont
pas fait l’expérience de leur propre insuffisance et pauvreté, ils ne sont
pas habilités à prendre la charge d’un ministère spirituel.
Il leur faut
avoir découvert à quel point ils sont faibles eux-mêmes pour être
capables d’avoir de la patience avec la faiblesse des autres.
Un homme
de cette trempe sait, pour en avoir fait l’expérience, jusqu’où va la
solitude pleine d’amour du grand berger, dont il connaît la capacité
de guérir celui qui, en toute humilité, en est arrivé à placer sa
confiance en lui seul.

Il ne désespérera donc pas facilement des autres, mais il regardera au
delà de la nature pécheresse, de l’obstination, de la stupidité, vers
la puissance de l’amour constant de Dieu.

Ce n’est pas après avoir entendu Pierre
affirmer avec assurance qu’il resterait à jamais loyal au Seigneur
que Jésus lui a dit : « Pais mes agneaux… Pais mes brebis». Il lui a
donné cette charge une fois que Pierre avait lamentablement manqué à
son vœu de fidélité et amèrement pleuré dans les rues de Jérusalem.
Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas en
tentation; l'esprit est bien disposé, mais la chair est faible.
Marc 14, 38
Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour
confondre les sages; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour
confondre les fortes;
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