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Voici
comment il m'est venu à l'esprit que seul un miracle pouvait
sauver notre foyer.
Je me suis marié à l'âge de 18
ans. Normand avait quatre ans de plus que moi.
Après trois années de
mariage, j'avais deux enfants et étais enceinte d'un troisième.
Rien n’allait plus dans notre
foyer, les disputes, les coups étaient devenus choses courantes.
Un soir, après une autre
soirée tumultueuse, nous étions rendus à la limite. Nous
ne pouvions espérer davantage de ce mariage.
Découragée, je me suis
mise à pleurer. Mon mari, qui était un homme ayant la crainte de
Dieu, bien qu'il ne pratiquait pas, vint et me dit : "Claire si
on essayait de prier ensemble".
J'étais une femme sans
religion, et de plus, je ne disais pas un mot sans blasphémer.
Comme c'était la seule chose
que nous n'avions pas essayé, je me suis mise à genoux, aux
cotés de mon mari.
Nous avons récité les
prières que nous avions apprise et Dieu, connaissant notre
intention, comprit que notre but était un appel au secours.
Par hasard (si l'on peut dire
ça ), le lendemain, ma voisine nous invita à assister dans une
assemblée religieuse à St-Hyacinthe. Nous demeurions à Granby.
Nos sorties étaient plutôt
rares, aussi nous avons profité de l'invitation et l'avons
accompagné . En fait, nous étions surtout curieux.
Dans cette assemblée, tout
était tellement étrange; les chrétiens chantaient des cantiques,
et les paroles de ces chants étaient remplies d'amour, et
le nom de Jésus revenait constamment.
Qu'il m'était doux d'entendre
ce Nom. C'était comme un baume sur mes blessures, les larmes
coulaient de mes yeux et je sentais une transformation que je ne
pouvais exprimer, c’était comme si toutes les paroles n’étaient
chantées que pour moi.
De retour à la maison, on
m'avait donné une Bible que je me mis à lire jusqu'au petites
heures du matin.
Je pleurais tellement en
lisant, mais cette fois-ci, je ne peux pas dire si
c'était des larmes de repentance, ou de joie. Je
regrettais tellement d'avoir pris le nom de Jésus-Christ
pour le blasphémer, tandis que je découvrais
autant d'amour, dans ce livre.
Je savais que quelque
chose allait se passer, les paroles que je lisais
résonnaient à mon oreille ; «J’ai
entendu ta prière.»
Alors pour la première fois j'ai parlé, (et non pas
prier,) avec Dieu comme avec un ami, et je lui ai
demandé de sauver mon foyer.
Ce fut un jour
merveilleux, une vie transformée en une nuit...
Est-ce
possible ?
Oui, c'est possible. Il s'agit
simplement de le demander. Mais à qui?
Qui croyez-vous peut faire ce miracle?
J'ai appelé ce jour :
«Mon premier miracle»,
un vrai moment de
sérénité.
Ce miracle persiste depuis
déjà 48 ans. Nous avons appris à connaître et à parler avec le
Seigneur.
Après plusieurs années, mon
époux est devenu ouvrier pour Dieu et je suis heureuse de
travailler à ses cotés.
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