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C’est en croyant que le Dieu vivant avait ouvert Lui-même ce chemin de vie
pour entrer dans le Pays, que « tout
Israël
passa à sec ».
La traversée du Jourdain peut être considérée comme l’acte de
foi en la délivrance venant de Dieu. Leurs regards étaient fixés sur
l’arche qui était entrée pour eux dans le fleuve. Ils contemplaient la
puissance merveilleuse de cette ordonnance qui les délivrait des eaux de la
mort et leur ouvrait l’accès au Pays. Ils virent les eaux s’amonceler en une
muraille d’un côté et s’écouler de l’autre, et l’arche de l’alliance au
milieu, tandis qu’un chemin droit s’ouvrait devant eux, leur permettant de
passer à pied sec.
Ainsi étaient-ils remplis de confiance, délivrés de leurs
craintes et de leurs doutes. Selon la parole de l’Éternel,
ils allaient de l’avant et ne tardèrent pas à fouler le sol de leur
héritage, ce pays ruisselant de lait et de miel.


Et n’en est-il pas de même aujourd’hui ? C’est la foi qui voit la mort de
Christ, qui sait qu’Il est mort pour nous — et
que la malédiction, la colère et la mort que nous méritions sont tombées sur
Lui et non sur nous-mêmes, — qu’Il a été livré
pour nos fautes et ressuscité pour notre justification — et qui voit ainsi
l’amour merveilleux de Dieu procurant un tel Sauveur et accomplissant pour
nous une telle œuvre — voilà ce qui nous remplit de confiance, nous délivre
de notre culpabilité et nos craintes, et nous permet de trouver paix et
repos dans le lieu très-saint, en présence de
Dieu Lui-même.
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