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Nous ressentions une puissance
qui nous poussaient instantanément à vouloir respecter ce lieu de
culte.
L’assemblée commença par des
chants. Il y avait un bel orchestre. Ensuite débuta le message, que
nous avons oublié, car nous écoutions à peine. Lorsque vint l’appel,
et que l'évangéliste qui parlait demanda qui était sauvé, nous n'en
comprîmes pas le sens, mais lorsque le prédicateur formula la
question différemment, soit:


Un esprit de conviction de
péchés vint nous.   Pour la
première fois, nous sentions que nous étions perdus.
L’évangéliste demanda à ceux qui voulaient que Jésus entre dans leur
cœur, de lever la main.
Douze personnes avaient levé la
main, mais l’évangéliste insistait, “il en manque deux ”
disait-il en nous regardant. Comme mon mari était à ma droite, je
levai la main gauche pour ne pas qu'il me voit, mais il m’avait vu,
et il leva aussi sa main.

Ce fut un moment pénible car
nous nous voyions pris au piège. Le Pasteur
répéta de nouveau

Il était tellement persuasif que
nous avons fini par céder et nous répondîmes à l’appel. Nous nous
sommes avancés, et ce fut la peur de ma vie car la congrégation
chantait "j'aime l’homme de Galilée mon fardeau enlevé, mes péchés
effacés". Je ne savais toujours pas qui était cet homme de Galilée
et je croyais que j'adorais un mauvais Dieu.
Alors, je me mis à prier de tout
mon cœur. “ Pardonne-moi ô mon Dieu! Je ne sais pas quel dieu ils
adorent ici, mais je te promets, que si je sors vivante de ce lieu,
je ne remettrai plus jamais les pieds dans une église comme ça.”

La soirée terminée, nous voilà
sur le chemin du retour avec le pasteur.
Pas besoin de vous dire, qu'il n'a pas été question d'aller au
club.
J'ai posé la question au pasteur : " Qui est l'homme de
Galilée ?"
C’est alors que j'appris que c’était Jésus. Le pasteur en profita
pour me remettre une Bible.
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| (Enfin
mon petit livre noir.) Aussitôt arrivée à la
maison, j’ai ouvert la porte du fourneau du poêle, pour y
déposer mes pieds, et me mis à
lire. J’ai lu l’évangile de Matthieu en entier, le même soir, en
pleurant à cause de tout ce que j'y découvrais. |
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Qu’il était bon d’aller au
lit avec un esprit en paix, et une présence divine!
Lorsque je me suis
réveillée, très tôt le lendemain, je louais et remerciais Dieu
pour cette merveilleuse nuit de repos. J'avais chanté toute
la nuit, j’aime l’homme de Galilée. |
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Pour notre début dans la vie chrétienne, Dieu avait mis sur
notre chemin feu le pasteur Daigneault, qui était un homme plein
d'amour et d'une patience incomparable. Il parlait avec une
petite voix calme, toujours sur le même ton.
Dieu nous envoya cet homme
pour nous former car nous avions, mon mari et moi, des
caractères impulsifs. Par son exemple d'amour, il a su nous
inculquer les principes de la vie chrétienne.
Déjà quatre mois s'étaient
écoulés, depuis le jour ou j'ai rencontré Jésus comme Sauveur.
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Notre fille Suzy a eu la
chance de naître dans une famille chrétienne. Elle est née le 26
mars 1956 , première année de notre nouvelle vie en Christ
Le pasteur Daigneault partit quelques mois après la naissance
notre deuxième fils, Michel, et le quatrième de la famille. Il
est né par une belle journée d'automne, le 12 octobre 1957.
Normand travaillait beaucoup sur la petite maison que nous
venions d'acheter.
L'église n'avait plus aucune importance pour lui, il devenait
vite impatient et s'irritait facilement, ce fut une période
difficile.
Il s'était acheté un bateau et nous allions sur l'eau mais il
choisissait toujours le samedi et le dimanche, ce qui causait
des frictions car, le dimanche, je voulais assister à mes
assemblées.
Mais, puisque je connaissais Dieu, je pouvais parler avec le
Seigneur, je savais qu'Il m'écoutait, et de Lui raconter mes
déceptions me donnait du courage pour poursuivre ma route avec
Lui.
Des passages de mes fréquentes lectures et méditations me
revenait à l'esprit et me fortifiaient.
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Sur la photo, une sœur
bien-aimée, Colombe, qui avait gardé mes enfants le soir où
je fut sauvée.
Elle a eu connaissance du caractère de Normand, surtout
lorsqu'il lui disait, cesse de placoter et va faire ton
ménage... Colombe me disait souvent: "Lâche pas Claire,
persévère, car un jour tu vas voir ce que Dieu va faire avec
ton mari."
Mais si pour Dieu mille
ans passe comme un jour, pour moi, un jour était très long. |
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